Retombées de la RAC : faire parler les résultats
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L’arrivée imminente de la période estivale n’est pas synonyme de vacances pour le programme de reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) — bien au contraire! Formabois et le CERAC annoncent le début d’un important projet de recherche visant à mesurer concrètement les retombées de la RAC chez les travailleurs, travailleuses et entreprises de notre industrie qui en ont bénéficié au cours des dernières années. Une première qui trace la voie et qui promet de faire rayonner la RAC bien au-delà de notre industrie!
Une question de crédibilité et de notoriété
« Depuis la mise en place des formations en alternance travail-études pour la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC), nous avons été témoins de nombreuses retombées positives, autant chez les travailleuses et travailleurs que chez les employeurs qui ont choisi de se lancer dans l’aventure. Des personnes en emploi depuis plusieurs années ont reçu avec fierté un diplôme reconnu par le ministère de l’Éducation du Québec (MEQ). Parallèlement, les entreprises bénéficient maintenant d’un personnel encore plus qualifié et polyvalent, tout en profitant d’une communication optimale entre les différents membres de l’équipe », explique Chantal Paquet, chargée de projets chez Formabois.
Après trois ans d’expérimentation en entreprise, le moment est venu pour Formabois de documenter avec rigueur les résultats obtenus, mais aussi les aspects qui gagneraient à être améliorés pour l’avenir. C’est précisément l’objectif du projet de recherche, qui mènera au dépôt d’un rapport par l’Université de Sherbrooke en 2027.
« Nous avons sélectionné les entreprises participantes à cette étude pour refléter la diversité des réalités de notre secteur. Parmi celles-ci, on retrouve notamment des employeurs ayant formé différentes cohortes dans le cadre du programme de RAC au fil du temps, ainsi que d’autres qui se sont démarqués par leur grande implication dans le projet. Le but était de réunir des entreprises aux profils variés pour démontrer le plus fidèlement possible les retombées, les facteurs de succès et les défis liés à la RAC », souligne la chargée de projets chez Formabois.
Ce rapport, prévu au printemps 2027, sera dévoilé officiellement lors d’un événement d’envergure. Il servira également de référence crédible dans la promotion des formations en alternance travail-études pour la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC), et ce, tant au sein de l’industrie qu’auprès des autres comités sectoriels de main-d’œuvre (CSMO).
Préparer l’avenir
« On s’attend à ce que le rapport expose des cas tangibles de réussites chez la main-d’œuvre expérimentée et les employeurs qui y ont pris part. Cette étude devrait aussi permettre d’identifier clairement les conditions gagnantes ayant contribué à ces succès », poursuit Chantal Paquet, chargée de projets chez Formabois.
En effet, bien que la RAC représente une solution avantageuse pour conserver un lien d’emploi en période de ralentissement ou d’arrêt de production en usine, certains dénominateurs communs ressortent chez les entreprises qui ont su en tirer profit, notamment en fournissant des experts à l’interne pour assurer certains volets de la formation.
« Oui, on veut inspirer d’autres entreprises à se tourner vers la RAC, mais on cherche aussi à constamment raffiner notre accompagnement auprès des employeurs qui viennent vers Formabois. Avec un rapport concluant, il sera beaucoup plus facile d’ajuster nos façons de faire et d’optimiser ce qu’on offre sur le terrain, en collaboration avec les centres de services scolaires impliqués », soutient la chargée de projets de Formabois.
Bref, l’été s’annonce bien rempli chez Formabois avec ce projet de recherche réalisé par l’Université de Sherbrooke sur le programme de formation en alternance travail-études en reconnaissance des acquis et des compétences (RAC). Les entrevues avec les entreprises et le personnel sélectionnés débuteront sous peu. On devrait d’ailleurs voir de grands joueurs de notre industrie cités dans le rapport final en 2027…
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Par Maude Lambert-Bonin, rédactrice web pigiste pour Formabois depuis 2018. À travers ses articles de blogue, Maude met en lumière les acteurs et les initiatives qui façonnent l’avenir de l’industrie de la transformation du bois au Québec.